Au Bon Roman

Book lover_

About

Pourquoi ?

Ce blog est le principal remède de ma cure de désintoxication démarrée en 2007 – déjà. J’ai acheté beaucoup de livres, j’avais envie de posséder un livre dès qu’il m’intéressait un peu – je vous laisse imaginer le carnage. C’était une façon matérialiste d’en conserver le souvenir. Ce blog est une autre façon de faire la même chose.

Depuis, je me suis débarrassé de cette addiction et je peux pleinement profiter du plaisir de lire sans me soucier de la provenance du livre – je vous rassure je continue à en acheter, mais je vais aussi beaucoup à la bibliothèque. Je sais que, quoi qu’il arrive, j’en garderai une trace ici. Comme le chasseur de papillon, je vais essayer d’en épingler le plus possible – je publie environ un article par semaine.

Quoi ?

Des livres, rien que des livres, mais pas de ségrégation. Ils ont tous leur place ici – enfin ceux qui me plaisent en priorité.

Vous pourrez le constater, j’aime tout ou presque avec une préférence marquée pour la fiction qu’elle soit sous forme de romans ou de bandes dessinées. Je conclus par deux citations que j’adore. La première illustre, de façon très simple, ce qu’est la magie de la lecture, la seconde nous montre qu’un roman ne peut pas être réduit à de la fiction.

“Le chat est dans son panier” ne constitue pas le début d’une histoire, mais “Le chat est dans le panier du chien”, oui.

John le Carré dans Paris Review: les entretiens : anthologie tome 2 1.

Ses histoires sont-elles exactes, sont-elles vraies ? Moi je ne pose jamais de question sur leur véracité. Je crois plutôt que c’est du roman et, comme c’est souvent le cas, le roman fournit à celui qui l’invente un mensonge par lequel il exprime son inaudible vérité.

Philip Roth dans Opération Shylock: Une confession 2

Classification

C’est un bien grand mot. Je classe les livres par genre et ceux que j’apprécie le plus sont ajoutés dans des sélections – ça m’aide surtout à m’en souvenir. Il y en a une par genre (voir ci-dessous) et une spéciale dont le nom parle de lui-même coup de coeur.

Je leur donne une note – complètement subjective ou presque:

Vous pouvez retrouver l’ensemble des articles dans l’ordre (inverse) de publication dans les archives.

Comment ?

Notes

J’utilise Simplenote. De par sa simplicité Simplenote est un outil terriblement efficace et léger (Plain text is the holy grail, Simplenote is Excalibur). L’essentiel est qu’il supporte le Markdown (cf. plus bas).

Ensuite, avant de rédiger, je rassemble mes notes dans un fichier Markdown. Ces notes servent de base à la rédaction de l’article. Elles resteront présentes dans le fichier sous forme de commentaires.

Ecriture

Papier

Un Oxford International Notebook A4 – j’ai essayé d’autres modèles dont les célèbres Moleskine, mais celui-ci est largement au dessus du lot – et un Pilot Super Grip (M), en noir évidemment – j’utilise aussi un stylo avec une étoile blanche sur le capuchon. L’inconvénient est que j’écris très mal, quelque soit le raffinement des outils que j’utilise, le résultat n’est pas à la hauteur.

Lorsque j’écris sur ce cahier, j’essaie de me tenir à une page par article. C’est le bon gabarit.

Numérique

C’est comme des stylos, j’en change souvent, mais voici les principaux logiciels que j’utilise pour écrire:

  • Byword (Mac): Finalement je suis revenu à ce produit. La quasi absence de réglage est un avantage, elle évite de tout trafiquer pendant des heures pour trouver la configuration ultime – qui n’existe pas évidemment. Ce sont des pros et ils ont réfléchi pour nous, le résultat est vraiment élégant. J’apprécie particulièrement la prise en charge du front matter et des incises – la seule chose que je n’aime pas est la taille du curseur, c’est vous dire. Peu de produits concurrents tiennent compte de ces éléments importants pour les blogeurs maniaques.
  • Focused (Mac): Produit du même style et qui est plutôt pas mal – même s’il a quelques défauts dont son prix. Il est très simple, moins complet sur le support du Markdown, mais propose en bonus des fonds sonores.
  • WriteRoom (Mac): Lorsque j’ai envie d’un peu de vintage, je lance avec le thème Terminal et le son des touches activé. Par contre aucune fonctionnalité spécifique Markdown à l’horizon on est bien dans les années 80, le correcteur d’orthographe en plus.
  • Editorial (iPad): Un must, rien à dire de plus, je cherche encore l’équivalent sous Mac ! Le seul qui lui arrive à la cheville est selon moi 1Writer.
  • Sublime Text (Mac / Windows): Lorsque je travaille sur plusieurs fichiers en même temps ou sous Windows.

Les autres:

  • iA Writer Pro, très bien avant la dernière mise à jour que je n’ai finalement pas apprécié.
  • MultiMarkdown Composer 2 avec l’un des styles Base16 Builder (auxquels j’ai contribué). Certainement le plus puissant et le moins sexy.
  • Write sur Mac est excellent pour ce que je fais. Il constitue pour moi une très bonne alternative à Ulysses III. Ulysse III n’étant pas utilisable dans mon cas puisqu’il modifie les fichiers sans me demander mon avis – et ça, c’est vraiment pas cool.
  • Mou c’est une très bonne alternative gratuite – il est aussi possible d’utiliser les styles Base16. J’attends la version 1.0.
  • Ulysses (Mac). C’est une application géniale, mais qui n’est pas adaptée à mon usage. Elle modifie les fichiers Markdown et ajoute des fichiers dans les structures de répertoire.

Les polices de caractère que j’utilise le plus fréquemment:

  • Menlo (taille 13)
  • Inconsolata
  • Avenir Next (il faut avoir un bon écran)
  • Deja vu sans mono
  • Monaco
  • Consolas (sous Windows)

Format

Quelque soit le support j’écris en Markdown enfin en MultiMarkdown pour être plus précis. Ce n’est que du texte qui peut être lu tel quel et exploité avec n’importe quel éditeur de texte. Le contenu n’est donc dépendant ou lié à aucune application.

J’ajoute un header (front matter) qui comporte les champs suivants:

title: Le titre du livre
[subtitle: Le sous-titre du livre]
date: La date de publication du billet
category: Le genre du livre
tags: les mots-clés en respectant -> notation, éditeur, auteur, [auteurs], [sélection], [thème], [autre]

Stockage

J’utilise Dropbox pour stocker mes fichiers pour les raisons suivantes :

  • C’est juste un stockage de fichiers qui ne nécessite aucun logiciel pour y accéder. Un simple éditeur de texte peut suffire.
  • Les fichiers sont versionnés.
  • Dropbox peut être accédé depuis tous les ordinateurs et depuis une iPad (plusieurs éditeurs proposent un accès intégré à Dropbox depuis leur solution)
  • Google Drive est une alternative, mais les éditeurs iPad ne proposent pas encore d’accès à GD.

Workflow

Je stocke mes articles dans différents dossiers représentant chacun un état dans le workflow:

  • 01-Draft : Premier draft contenant quelques idées, des phrases ou des citations.
  • 02-To Review : Lorsque l’article est écrit. Il reste souvent là un moment en attendant une revue finale.
  • 03-To Publish: Les articles finalisés attendant d’être publiés.
  • 04-Published : Les articles publiés.
  • 05-Pages : Pour les pages, tout ce qui n’est pas article figé dans le temps (cette page par exemple, en fait c’est la seule).
  • 06-Discarded : Pour les articles abandonnés.

Gestion des références

J’utilise Zotero pour stocker les références des livres et les citer correctement. J’ai adapté le style de citation pour mon usage, il produit du Markdown (italique et gras).

Publication

C’est l’excellent générateur de sites statiques Pelican qui fait le boulot. Il transforme mes fichiers Markdown en une structure de site prête a être déployée.

Je déploie ensuite le tout sur GitHub grâce à l’utilitaire ghp-import.

J’embellis le Markdown en passant un coup de SmartyPants. Le générateur Python Markdown permet de le faire en activant simplement l’extension smarty.

IFTTT se charge de tweeter les nouveaux posts.

Ce blog a fait l’objet d’une migration. Il était précédemment géré sous Blogger.

Affichage

Je viens de changer de thème pour revenir à la plus grande simplicité. Il porte un nom de Pokemon: hauntr.

Structure du site

J’ai voulu rester le plus simple possible – KISS. Il n’y a donc pas grand chose à part les articles – récemment j’ai enlevé les couvertures, c’était chiant à faire et la qualité des images n’était pas toujours géniale.

Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher.

Antoine de Saint-Exupéry

Conclusion

Less is more.

Ludwig Mies van der Rohe

J’ajoute un fichier texte (Markdown) dans mon Dropbox – je peux l’éditer depuis n’importe où (Mac, iPad, Windows, Web) sans logiciel spécifique – un simple éditeur de texte est suffisant, mais c’est mieux avec un beau soft. Je lance une commande et voila, le nouveau billet est publié ! Il n’y a rien à faire de plus, il n’y a pas à cliquer sur des boutons, faire des copier-collers dans des éditeurs de texte, etc.

Mes sources, indépendantes du format de sortie, sont conservées dans Dropbox, gérées en version et je pourrai décider à tout moment de les publier d’une autre façon. Focus on writing now – dommage je me suis bien amusé.

P.-S.

Je tiens un autre blog consacré à l’informatique { Back 2 Code }. Je l’alimente de façon erratique / sporadique, mais je ne souhaite pas l’abandonner pour l’instant.


  1. Paris Review: les entretiens : anthologie tome 2, C. Bourgois, 2010, Amazon

  2. Philip Roth, Opération Shylock : Une confession, traduit par Lazare Bitoun, Gallimard, 1997, 656 p, Amazon