J’ai piqué cette BD dans le rayon jeunesse et bien mal m’en a pris — rassurez-vous je ne l’ai pas arrachée des mains d’un enfant qui s’est mis à hurler. Il faut bien se résoudre à grandir un jour et, malheureusement, côté BD, j’ai perdu un peu de ma candeur au fil des années. Pourtant je m’étais dit qu’il devait m’en rester un peu. Disons assez pour un petit récit d’aventure pas trop ambitieux aux jolis dessins d’inspiration manga à lire les soirs de la semaine. Ça aurait dû passer, mais non.

Donc rien à dire côté dessins, si ce n’est ce personnage aux lunettes perchées sur le bout du nez. Il n’y a rien que je déteste autant que des lunettes qui glissent. Entre les tentatives désespérées pour les remonter en grimaçant et l’air bête que ça donne, j’ai trouvé très énervant de voir le héros affublé de montures à la position aussi précaire.

Quant au scénario du héros qui va délivrer la princesse. Bon, je n’en dirai pas plus car j’oublie que ce livre ne s’adressait pas à moi en tant que public cible. Je ne doute pas un instant qu’il puisse plaire aux enfants auxquels il est destiné — les enfants la prochaine fois c’est promis je ne toucherai pas à vos BD. De mon côté je vais plutôt tenter de terminer Economix — non pas ce soir, je vais plutôt me lire un Riad Satouf.


Ulysse Malassagne, Kairos, Intégrale, Ankama, 2015, 190 p, Amazon.