C’est en tombant sur le rayon de la série Sillage à la bibliothèque que j’ai eu la surprise de constater qu’elle comptait à présent 19 tomes ! J’en ai a peu près une dizaine à la maison et mon premier achat correspond à la découverte de la série au début des années 2000 — je dirais 2001. C’était la grande époque de la découverte des séries Delcourt, que de bons souvenirs Garulfo, De Cape et de Crocs … Et je dois dire que Sillage faisait partie de mes préférées. Je me suis évidemment mis en tête de relire mes vieux tomes.

Forcément ce n’est pas très objectif, il y a toujours un peu de nostalgie des souvenirs, mais plus de quinze ans après, j’ai trouvé ça plutôt pas mal. Sillage reste une bonne série de SF grand public très plaisante à lire. Le premier tome a quelques défauts, mais il a le mérite de poser le contexte. Le troisième est déjà plus bien plus abouti et, il faut le dire, assez réussi. En plus du côté très agréable à lire — les dessins très appliqués ne sont pas étrangers à cette bonne sensation — le scénario est bien ficelé et il y a tout de même un peu de fond. Ce fond est souvent social et un brin moralisateur, mais il a le mérite d’exister. Les histoires sont très rythmées et on suit avec plaisir les aventures de la bouillonnante Nävis — la Yoko Tsuno des années 2000 — qui agit toujours avant de réfléchir. Pas sûr que j’arrive jusqu’au tome 19, mais il me tarde déjà de lire le quatrième tome qui est l’un de mes préférés. Si j’y arrive j’écrirai un nouvel article pour faire part de mon expérience.


Jean-David Morvan & Philippe Buchet, Sillage: Intégrale tomes 1 à 3, Delcourt, 2009, Amazon.